Dans le cadre des initiatives visant à promouvoir une gouvernance foncière apaisée et inclusive, le Cadre de Concertation Régional de la Basse Guinée a organisé à Kindia un atelier de formation consacré à la thématique : « Prévenir les violences liées au foncier ».
Cette rencontre a mobilisé des représentants des collectivités locales, des services techniques déconcentrés, des leaders communautaires et religieux, des organisations de la société civile, des jeunes, des femmes ainsi que plusieurs acteurs impliqués dans la gestion foncière et la prévention des conflits communautaires.
L’objectif principal de cet atelier était de renforcer les connaissances et les compétences des participants sur les mécanismes de prévention et de gestion pacifique des conflits fonciers, devenus ces dernières années une source majeure de tensions sociales dans plusieurs localités de la région.
Dans son allocution d’ouverture, le représentant du Cadre de Concertation Régional de la Basse Guinée a rappelé que les violences liées au foncier constituent un défi important pour la stabilité sociale, la cohésion communautaire et le développement local.
Selon lui, la multiplication des litiges autour des terres agricoles, des espaces d’habitation, des domaines communautaires et des ressources naturelles nécessite une approche fondée sur le dialogue, la concertation et le respect des textes réglementaires en vigueur.
« La prévention des violences foncières passe avant tout par l’information, la sensibilisation et le renforcement des capacités des acteurs locaux afin qu’ils puissent jouer pleinement leur rôle dans la médiation et la gestion pacifique des différends », a-t-il déclaré.
Au cours des travaux, plusieurs modules ont été développés par les facilitateurs et experts présents. Les participants ont notamment échangé sur :
- les causes profondes des conflits fonciers en Guinée ;
- les conséquences sociales et économiques des violences foncières ;
- les mécanismes traditionnels et modernes de résolution des conflits ;
- le rôle des collectivités locales dans la sécurisation foncière ;
- les procédures de médiation communautaire ;
- les outils de dialogue et de concertation pour prévenir les tensions.
Les formateurs ont également insisté sur l’importance de la transparence, de la participation citoyenne et de la documentation des transactions foncières afin de réduire les risques de conflits et d’incompréhensions entre les communautés.
L’atelier a été marqué par une forte implication des participants, qui ont partagé plusieurs expériences vécues dans leurs localités respectives. À travers des travaux de groupe, des études de cas et des échanges interactifs, les participants ont formulé des recommandations visant à renforcer les mécanismes locaux de prévention des conflits fonciers.
Les représentants des jeunes et des femmes ont notamment plaidé pour une meilleure inclusion des communautés dans les processus de prise de décision liés au foncier et pour le renforcement des campagnes de sensibilisation sur les droits et devoirs des citoyens en matière foncière.
À l’issue de la formation, les participants ont salué l’initiative du Cadre de Concertation Régional de la Basse Guinée, qu’ils considèrent comme une contribution importante à la promotion de la paix sociale et de la cohésion communautaire.
Les organisateurs ont réaffirmé leur volonté de poursuivre les actions de renforcement des capacités, de dialogue communautaire et de sensibilisation dans les différentes préfectures de la région afin de promouvoir une gouvernance foncière responsable, inclusive et durable.
À travers cet atelier, le Cadre de Concertation Régional de la Basse Guinée entend contribuer à la réduction des violences liées au foncier et à la consolidation d’un climat de confiance favorable au développement harmonieux des communautés locales.
La cellule de Communication











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